Actes spécifiques

 

  

Le Plasma Riche en Plaquettes ou PRP :

 

  1. Principe et indications 

Les PRP sont des produits dérivés du sang. Ils sont utilisés depuis plusieurs dizaines d'années dans des indications de chirurgie maxillo-faciale, de dermatologie...

 

Les PRP ont pour but de reproduire le mécanisme naturel de la cicatrisation. En effet, en cas de lésion, l'activation puis l'agrégation plaquettaire entrainent par le biais de mécanismes biochimiques une formation de thrombus (caillot), puis la libération de facteurs de croissance stimulant la prolifération cellulaire et par conséquent la cicatrisation.

L'objectif du traitement par injection de PRP est de reproduire ce phénomène en injectant au sein d'un tissu lésé (tendon, cartilage, ligament, muscle) un petit volume de plasma autologue (c'est à dire prélevé sur le patient qui va recevoir l'injection) concentré en plaquettes.

Depuis quelques années, les PRP sont donc utilisés en médecine du sport tout particulièrement pour le traitement des tendinopathies chroniques (tendinopathie patellaire, aponévropathie plantaire, tendinopathie calcanéenne...) et dans les chondropathies (arthrose) essentiellement au niveau du genou.

La recherche et les publications actuelles démontrent une efficacité significative dans la gonarthrose et dans les tendinopathies patellaire et plantaire. L'efficacité semble moindre dans l'epicondylite latérale et la tendinopathie calcanéenne. Dans l'arthrose, il existe moins de publications dans les autres localisations que le genou, mais on peut être optimiste quant à l'efficacité des PRP dans l'arthrose de la cheville. 

Les lésions musculaires ne semblent pas être une bonne indication puisqu'actuellement il n'existe pas de preuve d'un gain significatif aussi bien dans le temps de guérison qu'en terme de récidive.

 Concernant les injections intra-articulaires, il est actuellement admis qu'il faut au moins deux injections (et probablement 3) injections, et ce à 8-10 jours d'intervalles.

Dans les tendinopathies, il n'existe pas de données permettant d'observé une supériorité de plusieurs injections versus une seule injection. A l'heure d'aujourd'hui, nous pratiquons une seule injection avec une réévaluation à 6 et 12 semaines. D'autres injections sont possibles en fonction de l'évolution.

L'amélioration, et la cicatrisation, sont souvent retardées, et parfois les signes positifs apparaissent au bout de deux mois voir plus.

IMPORTANT : la prise d'anti-inflammatoires (ibuprofen, ketoprofen, diclofenac, piroxicam...) ainsi que des anti-aggrégants plaquettaires n'est pas compatible avec les PRP.

ii. L'acte 

Un prélèvement sanguin est effectué dans une veine, dans des conditions d’asepsie rigoureuses, avec un matériel à usage unique. L’utilisation d’une double seringue ou d'un tube de prélèvement dédié, permet une manipulation du sang en circuit fermé. La seringue est placée 5 minutes dans une centrifugeuse à 1500 tours/minute. On récupère le surnageant qui contient une concentration plaquettaire majorée par rapport à celles du sang.

Enfin un volume de 5 à 6 ml, est injecté dans la lésion ou l'articulation. Cette injection se fait sous guidage échographique pour les tendons ou les articulations (hors genou)

 

                       

 

 

 

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Après cette injection, le repos strict est impératif pendant les 24 à 48 heures suivant le geste puis un repos relatif de 10 à 45 jours en fonction des indications. 

iii. Les Avantages :

- Le processus utilise des mécanismes naturels de cicatrisation et aucun produit pharmaceutique (un anticoagulant peut être présent dans le tube de prélèvement)

- L'utilisation d'un système de double seringue ou d'un tube spécifique diminue considérablement les manipulations et sécurise le geste (pas de manipulation de sang)

- Peu d'effets secondaires décrits dans la littérature : sur le plan articulaire, il peut parfois survenir une petite réaction inflammatoire du genou (épanchement articulaire) qui se résorbe habituellement en 48-72h.

 

Les injections de PRP sont réalisées exclusivement sous guidage échographie dans les tendons afin de cibler la lésion.

 Le matériel utilisé impose une participation financière à l'acte, un devis vous sera remis.

  

La visco-supplémentation :

 

Vous serez peut-être amené à entendre parler de visco-supplémentation ou bien à vous faire prescrire par l'un des médecins ce type de traitement.

Il s'agit de l'un des moyens actuels de lutte contre la douleur liée à l'arthrose.

 

Question : Qu'est ce que l'arthrose ?

Schématiquement, ce que l'on nomme le plus souvent arthrose est une maladie dégénérative, d'où son autre nom d'arthropathie dégénérative.

Il s'agit donc d'une dégénérescence du cartilage articulaire qui entraîne une destruction plus ou moins rapide du cartilage recouvrant les surfaces articulaires des os en contact dans une articulation. Ceci conduit ensuite à la prolifération de l'os situé sous la cartilage devenu inexistant (ostéophytes, becs de perroquet...)


L'articulation est constituée d'une capsule articulaire tapissée d'un tissu synovial responsable de la synthèse du liquide synovial (constitué de hyaluronane). Il s'agit d'un liquide visqueux qui joue le rôle de lubrificateur de l'articulation.
Dans l'arthrose, la synthèse de ce liquide est défaillante et l'hyper-pression présente au sein d'une articulation induit la fabrication d'enzymes de dégradation qui appauvrissent le liquide et donc ses propriétés visco-élastiques.

L'intérêt de la visco-supplémentation est donc d'injecter (infiltration) au sein d'une articulation arthrosique un liquide (acide hyaluronique) de propriété la plus proche possible du liquide synovial.

 

Il est pratiqué le plus souvent en 1 ou 3 injections (une par semaine : J0, J7 et J14) par le médecin dans des conditions d'aseptie strictes et hors contre indication médicale. L'efficacité entre 1 et 3 injections ne semblent pas significative et nous avons opté pour une seule injection.

Actuellement le principal site d'injection est le genou. Les études concernant les autres articulations ne rapportent pas de bénéfice significatif.

Si l'efficacité est bonne, ces injections peuvent être répétées régulièrement (tous les ans).

L'assurance maladie ne prend plus en charge le produit depuis décembre 2017.

 

 

Infiltration ou ponction sous échographie

  

L'infiltration d'un agent anti-inflammatoires (corticoïdes) fait partie de l'arsenal thérapeutique dans certaines indications : bruite, arthrose, meniscopathie, syndrome canalaire...

L'objectif de l'infiltration est de stoppé le cercle vicieux inflammatoire. En effet, dans certains cas, l'inflammation n'est pas bénéfique pour la guérison. C'est le cas des différentes pathologies citées ci-dessus.

Au centre, nous réalisons ces infiltrations sous guidage échographique afin d'injecter le produit dans la zone inflammatoire.

L'échographie peut également servir à ponctionner, et notamment un hématome musculaire. 

 

Thérapie par Ondes de choc focales:

 

Depuis plus d'une décennie, la thérapie par ondes de choc fait partie des "outils" de la prise en charge des tendinites chroniques. Si elle est connue et utilisée depuis longtemps en Allemagne ainsi qu'en Suisse, cette technique est encore peu répandue en France.

 

Petite soeur de le lithotripsie -technique utilisée depuis les années 80 dans le traitement des calculs rénaux-, le thérapie par ondes de choc est basée sur le même principe : amener une forte augmentation de la pression au coeur des tissus à traiter. Cette augmentation de pression va enclencher une série de transformations physico-chimiques au niveau du tendon et de son insertion sur l'os.

 

L'action de cette "montée" en pression engendre de multiples conséquences :

Premièrement, elle explose littéralement les calcifications tendineuses. Elle détruit également les micro-calcifications qui se créent dans la jonction téno-périostée.

Deuxièmement, l'onde sature les récepteurs à la douleur et entraînerait une sécrétion d'endorphines responsables d'un effet antalgique dans les heures qui suivent le traitement.

Troisièmement, par la libération dans les tissus de NO (monoxyde d'azote) et d'un facteur de croissance tissulaire (le VEGF : vascular endothelial growth factor), on assiste à la naissance d'un nouveau réseau de micro-vaisseaux autour du tendon et de son insertion. Cette nouvelle vascularisation va permettre une évacuation des déchets et surtout une meilleur nutrition des tissus.

Quatrièmement, l'onde de pression stimule les ostéoblastes (cellule responsable de la fabrication d'un nouvel os), ce qui élargi le champ d'application de cette thérapie au domaine des pseudarthroses (fractures osseuses ne cicatrisant pas).

 

La première indication de la technique concerne les tendinites chroniques, qu'il s'agisse de tendinites calcifiantes ou non, de tendinites corporéales, ou bien de tendinites d'insertion. Les tendinites de la coiffe des rotateurs, l'épicondylite, l'épitrochléite, la tendinite de la pointe de la rotule, la tendinite achiléenne et l'aponévrosite plantaire représentent les indications les plus fréquentes.

Les ondes de choc sont également utilisées afin de traiter les pseudarthroses.

La technique est également de plus en plus utilisée sur les trigger points ainsi qu'en acupuncture.

Actuellement, la technologie des ondes de choc se décline à différentes puissance. Les praticiens du COTS ont opté (à l'instar du centre Santy de Lyon) pour un appareil comptant parmi les plus précis (focalisation) et puissant du marché afin de traiter toutes les atteintes y compris profondément situées (percussion focale jusqu'à 7 cm de profondeur).

 

 

 

 

 

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